Publié par 2 commentaires

C’est quoi un chaman ?

Le chaman.

Le mot chaman vient d’une langue sibérienne; dont šamán voulait dire selon les interprétations « celui qui a la connaissance », ou « médecin » ou encore, celui qui est dans tous les mondes.

On suppose que les peuples de Sibérie ont migré vers les Etats Unis par le détroit de Bérang il y a quelques milliers d’années car entre amérindiens, sud-américains et mongols, ceux sont les seuls à utiliser le mot chaman pour désigner le soigneur, celui qui parle aux esprits de la nature.

Alors définissons le chaman…
L’homme ou la femme, qui parle aux monde, qui connaît les esprits, qui connaît les plantes, qui soigne, qui est animiste et respecte un équilibre dans la nature. Celui qui est connecté à l’invisible; Et quand je parle d’invisible, je ne parle pas que de fantômes, ou d’ésotérisme, mais de ce qui n’est pas seulement visible à l’œil nu.

Des civilisations avaient accès à la connaissance de l’astrologie, des médecines des plantes avant que la science ne parle d’atomes.

Alors si c’est une question de médecine et d’animisme, voir de paganisme selon l’époque (eh oui, la médecine et la religion étaient proches il y a quelques milliers d’années…°), il n’y a pas que les chamans de Mongolie et d’Amériques qui sont guérisseurs. Chez nous celtes, nous avions les druides. L’Afrique avait la médecine vaudou.Les vikings restaient selon nos sources, très mythologiques.

Et que se passe-t-il en ce moment ? Quel est ce mouvement ? Qu’appelle t-on chamanisme ou néo chamanisme , Qui sont les vrais chamans ?

La question que je me pose, c’est que cherchez-vous ? Le vrai chaman au fond de la jungle qui parle aux esprits et qui n’est pas corrompu par l’alcool et qui ne rencontre pas de blancs…
Ou bien celui qui, même au fond de sa maison d’un petit village français peut vous rétablir d’une maladie sans vous toucher, en soufflant des plantes, en faisant des signes de la main, le regard plein de compassion…

En France, il y a un mouvement naissant, de néo chamanisme…
Certains s’autoproclament chamans, d’autres semblent reconnus. Ca en rend dingue plus d’un , et ça en émerveillent d’autres.
Ce que je vois… ce sont une multitudes de personnes qui prennent le chemin d’aider les autres. peut être que leur intention première à travers une mode n’ai que l’argent ou le pouvoir. Mais quand on prend le chemin du chamanisme, on se retrouve souvent face à nous même et je ne doute pas des remises en questions que la vie leur offrira.

Alors qu’est ce que le chamanisme aujourd’hui ?
J’ai rencontré plusieurs chamans, et ce qui me permet de dire qu’ils sont chamans, c’est ceci :
Ils sont prêts de la nature, ils ont conscience de la vie et de ses cycles. Ils comprennent le souffle de vie (qui a pu donner ensuite le mot esprit dans l’étymologie ) qui anime chaque chose; Les plantes, les hommes, les animaux ou les pierres, dans une ronde sacrée. Ils remercient le brin d’herbe et se sentent son égal; Ils ne mettent pas de hiérarchie tout en comprenant la chaîne alimentaire.
Ne pas tuer, sans nécessité. Ne pas tuer ne concerne pas seulement l’animal mais toutes les plantes, et tous les esprits, les souffles de vie. Il ne considère rien au dessus de personne.Le chaman fait parti d’un tout.
Il remercie la Terre de la nourrir. Il remercie de ciel de l’aider à respirer. IL est connecté au feu, constructeur et destructeur de faire de lui un Homme. Il est proche de la Grand-Mère eau, et de ses arbres grands pères et sages. Il est connectés aux pierres, vieilles de plus de mille ans. Et respecte chaque règne présents comme une famille qui lui enseigne la vie.
Le chaman a ses propres racines en Lui-même. Il se libère de ses sentiments tout en acceptant sa sensibilité et le message de ses émotions. S’il est submergé, il est aussi compassion, amour. Il utilise son égo d’homme pour trouver un horizon, et servir les esprits. Dons les souffles de vie, de la Terre, de la nature, des hommes.
Le chaman est un scientifique, qui ressent, qui est connecté, qui comprends l’univers et voyage à travers lui.
Vous voyez ces animaux qui sont capable par instinct de sentir les orages arriver, ou les tremblements de Terre ? Le chaman lui aussi, peut faire battre son cœur au rythme de la Terre. Il est connecté à elle.
Le chaman n’a pas de croyances. il ne croit pas aux Dieux; il sait, il a confiance.
Le chaman n’est pas l’homme ou la femme qui connaît tout, et qui n’a plus rien à apprendre. Il apprend chaque jour, chaque minute, de chaque petite chose qui traverse son chemin. Il se remet lui aussi en question, il apprend chaque jour à composer avec ses ressentis.

Le chaman n’est pas sur un piédestal, il n’est pas plus haut plus fort. Il n’est pas mieux.

Personne ne peut dire si vous êtes destiné à devenir un chaman ou un guérisseur.
Ca se passe entre les esprits et vous. Et ça ne regarde que vous.
Votre âme le sait, car elle aussi est un souffle de vie. Vous êtes libre de vous connecter à ce qui vous semble juste.

Publié par Laisser un commentaire

Le Chamanisme

 
Le
Chamanisme

Entendre
le mot chamanisme renvoie à une foule d’image reçues. On imagine
facilement l’indien, habillé de plumes, une pipe à la bouge et la
danse autour du feu, les loups et l’aigle à l’horizon.
Je
vais aujourd’hui vous plonger dans une image un peu différente, un
peu plus profonde.
Qu’est
ce que le chaman ?

Le
mot Chaman ou Shaman provient non pas des indiens d’Amériques, mais
d’une vieille langue locale de Sibérie «šamán »
qui
représente une personne possédant la connaissance.
Il
s’est utilisé par delà le monde et l’on désigne aujourd’hui par
chaman, le guérisseur, celui qui est touché par les esprits de la
nature, l’animiste qui guide les âmes et esprits.
Le
chamanisme est donc les premiers pas de l’homme dans la spiritualité,
autant que dans la médecine. Avant que ces deux sujets ne se
séparent, ils sont la science d’une longue époque.
(Illustration
d’une Lhamo, chamane tibétaine au Ladakh, près de Leh)
Pour
ce reportage, j’ai rencontré plusieurs personnes qui vont nous
conter leur parcours, leurs connaissances, leurs expériences dans
divers domaines du chamanisme.
(Un chaman en devenir,en France)
La
Musique, première médecine du monde
Franck
Nabet est musicothérapeute.
Depuis
20 ans il étudie la thérapie par le son et aujourd’hui il m’offre
sa vision de l’histoire de la musique dans le chamanisme.
« Chez
tous les premiers peuples de notre planète, la musique a été
médecine. C’est la plus vieille médecine. D’ailleurs, tout est
médecine, plantes, pierres, animaux…
Mais
la musique est la création de l’humain et elle est bonne pour
soigner l’homme.
Chaque
élément de la musique est attachée à une dimension de ce que nous
sommes.
Le
rythme correspond au corps dans lequel tout est rythme. Le cœur, les
cellules…
La
mélodie s’apparente au mental car le cerveau associe l’émotion et
la mélodie, comme lorsqu’une musique nous renvoie à un souvenir.
L’harmonie
se retrouve dans notre sphère énergétique, par la recherche de
l’équilibre, de l’ondulation.
Les
premiers peuples sentaient intuitivement l’harmonie parfaite entre
les sons avant que nous puissions y trouver une logique mathématique.
( Franck Nabet au salon du bien-être de Périgueux)
Un
jour j’ai eu une expérience avec une chamane de Mongolie venue en
France. Elle chantait des chansons dans une autre langue et fumait
une sorte de cigare en même temps. Elle soufflait la fumée sur moi,
tout en chantant. J’avais la sensation que lorsqu’elle soufflait,
elle m’arrachait des lambeaux de peau. Et je pleurais énormément. A
la in du soin, je me suis senti différent, comme nettoyé, comme un
nouvel être.
Ma
musique aujourd’hui reprend les caractéristiques que j’ai découvert
dans les peuples premiers avec un diapason plus bas que celui qui est
utilisé actuellement en musique et des gammes avec des harmoniques
plus justes pour nourrir nos différents sons vibratoires. J’utilise
le tambour, les percussions, les flûtes du monde mais surtout
amérindiennes et des synthétiseurs ré-accordés. »
Pour
découvrir Franck Nabet : www.musicothérapie-energetique.fr
Le
Tambour et la Sauge
(Illustration
de Christophe Flambeau au salon bien-être de Périgueux)
Le
Tambour chamanique est l’outil de voyage du chaman. Il est considéré
par le Chaman comme sa monture, son cheval pour accéder au monde de
l’Invisible, son moyen de communication avec les guides, les esprits
dont il entendra les voix et les chants. Il est utilisé dans
pratiquement toutes les traditions : sibériennes,
amérindiennes, mongoles, africaines, celtes…
Lorsque
l’on commence à jouer du tambour, on commence par une cadence proche
de celle du cœur pour ensuite accélérer légèrement ou en sortir
des rythmes précis. Il en sort un son sourd et particulier, qui
pourrait faire penser aux battement du cœur de la mère lorsqu’on
est encore dans son ventre…

Dans
cet état, émerge aussi notre inconscient de façon symbolique et
visible : nos peurs, nos émotions, nos inquiétudes. Il est donc
possible d’appréhender autrement ce que nous vivons et ressentons :
de voir et comprendre, de transmuter des craintes, de prendre
conscience.

Le
thérapeute ou le chaman utilisera cette vision, et aussi, cette
force donnée par la Source pour aider la personne à atteindre son
but.
J’ai
rencontré Christophe Flambeau, dont le métier est de fabriquer ces
tambours chamaniques :
«Le
tambour est tout naturellement l’ami des chercheurs de vérité sur
cette voie. C’est ainsi que, depuis 8 ans, j’ai été appelé à en
fabriquer dans le respect de l’esprit chamanique.
Depuis
mon premier tambour, j’ai approfondi l’art de créer des tambours en
résonance
avec l’âme. Ils s’inscrivent dans les lignées traditionnelles
mongoles, amérindiennes et africaines,enrichies de mes propres
apports.
Je
fabrique des tambours de base performants, des tambours spécifiques
et
personnalisés:
tambour de soins, de voyage chamanique, de hutte et de
cérémonie en milieu naturel. Ils sont tendu principalement de
peaux de cerf, mais dans la nature j’utilise aussi de la peau de
bison, de bouc ou de cheval. »
Pour
découvrir Christophe Flambeau :
https://www.facebook.com/Christophe-Flambeau-Cr%C3%A9ations-136514256502424/

La
sauge blanche,

traditionnellement utilisée dans les sociétés amérindiennes est
originaire du sud de la Californie et la région nord de Baja, au
Mexique. 

La
sauge blanche est largement utilisée par les sociétés
amérindiennes. La graine est un des ingrédients principal d’un
aliment de base appelé le Pinole. Les feuilles et les tiges sont
mangées. Certaines tribus se servent des graines de sauge blanche
pour enlever les corps étrangers de l’œil. Un thé préparé à
partir des racines a été utilisé par les femmes Cahuilla pour la
guérison et aider à la reprise des forces après l’accouchement.
Les feuilles de sauge sont également brûlées par de nombreuses
tribus amérindiennes. La fumée est utilisé dans différents
rituels de purification.
La
sauge blanche est principalement utilisée dans tous les rituels de
guérison. La fumée pour bénir, nettoyer et guérir les personnes
ou les objets. Elle
est utilisée pour purifier
un lieu
quand on entre dans une cérémonie ou un espace sacré. Les objets
sont également lavés avec de la fumée de sauge pour
les débarrasser des énergies négatives. Ce qu’on appelle la sauge
médicinale peut provenir d’une grande variété de famille de
plantes.
Dans
les rituels amérindiens, la fumigation de sauge blanche a été
pratiquée pendant des siècles. Bien que chaque nation ait ses
propres méthodes, il existe de nombreux points communs entre elles.

Le
bâton de fumigation de sauge blanche a été et est utilisé pour la
purification. La sauge blanche était peut-être la plante la plus
importante dans les cérémonies de la société Cheyenne.
L’utilisation de la sauge blanche a été étendue, le long des
frontières et sur les plateaux dans presque tous les loges
cérémonielles (y compris les hutte de sudation). Les feuilles ont
été brûlées comme encens pour purifier et chasser les mauvais
esprits, influences maléfiques, mauvais rêves, pensées négatives
et la maladie.

Le
peuple Dakota et d’autres tribus utilisaient la sauge blanche sous
forme de thé pour soulager les maux d’estomac et de nombreuses
autres affections. Les Cheyennes utilisait les feuilles écrasées
comme tabac à priser pour soulager les sinus et lutter contre les
saignements de nez et les maux de tête. D’autres utilisait la sauge
blanche blanche pour confectionner des baumes à appliquer sur les
plaies. Enfin la sauge blanche a été utilisée pour lutter contre
l’eczéma et aussi en tant que déodorant naturel grâce à ses
propriétés anti sudorifiques. La tribu Kiowa fait une boisson amère
à base de sauge blanche, dont ils se servaient pour réduire les
mucosités. Habituellement, ils mâchaient la tige et les feuilles et
avalaient le jus.
Les
Apaches utilisaient une mince pointe de la section de la tige comme
un moxa pour soulager les maux de tête ou autre douleur.
Les
Kiowa utilisaient également une infusion à base de sauge blanche
pour les poumons, pour réduire les mucosités et soulager l’estomac.
Les Mesquakies utilisaient les feuilles comme un cataplasme pour
« guérir les plaies de longue date ». Ils ont également
fait un thé de feuilles pour traiter amygdalite et maux de gorge.
Les Omaha utilisaient les feuilles de sauge blanche séchées dans un
thé pour les bains de bouche et une poudre était utilisée pour
arrêter les saignements de nez.
Les
Blackfeets utilisaient la sauge blanche dans les rituels des huttes
de sudation et comme ingrédient principal de vapeur inhalée pour
les problèmes respiratoires. Source :
sauge-blanche.fr
Les
Symboles
Tambour
créé par Christophe Flambeau)
L’Animal
Totem
, C’est un nom qui nous dit tous quelque chose, on imagine à
nouveau l’aigle ou le loup des amérindiens. Les Animaux totems
représentent en effet selon les peuples, un guide sous forme
animale, qui vit en nous, et nous aide sur notre chemin de vie.
Chez
les amérindiens, cet animal est déterminé par le chaman à la
naissance d’un enfant, et la position des étoiles. Chez les
africains, les animaux ne sont pas des totems mais chaque animal
possède un pouvoir, et comme une divinité, il peut ou non, en user
sur l’homme pour faire le bien ou le mal. Chez les Hindous, les
animaux sont l’emblème de Dieux.

(photo
d’un Sadhu hindou, prise dans l’ancienne place de Darbar à
Katmandou, Népal. Ces hommes font vœu de pauvreté pour se
rapprocher de leur nature profonde. )

Des
Runes
Chez
les nordiques cependant, le chamanisme ou les animaux totems avaient
moins d’importance. La mythologie scandinave nous parle plutôt
d’Odin, D’Yggdrasil, de Thor ou des runes. Elles sont le lien entre
les hommes et leurs Dieux, symboles de magie, de divinations, mais
aussi de guérisons.
Le
mot rune signifie
“secret”, “mystère”, “murmure”, ou “lot” (de
divination). Il dérive de la racine ancienne Norroise rún, qui veut
signifie “secret”, “enseignement secret”, “sagesse”, ou
“signes magiques”. 
Chaque
rune possède un nom et un son qui désignent un objet, un animal ou
une qualité. Chaque nom de rune porte donc un concept, et celui-ci
reflète le symbolisme de cette rune et ses correspondances. 

(une jeune chamanka en devenir)

Rituels
Le
voyage chamanique
est une
transe réalisée au tambour ou parfois à l’aide de plantes selon
les mœurs, où l’individu plonge dans son inconscient, pour y
trouver des images, des réponses et des guérisons.
Les
fréquences du tambour équilibre les deux hémisphères du cerveau.
Le voyage permet alors à la glande pinéale de s’ouvrir, afin
d’accéder aux 80 % non utilisés de notre encéphale. Les
images viennent comme lors des rêves, ou des somnolences. On libère
une infime couche de diméthyltrytamine,
molécule
présente naturellement dans tout organisme vivant.
Photo
de Sandrine Wiemert
Le
soin chamanique
J’ai
rencontré Sandrine, qui m’a partagé son expérience. Elle a subit
un trauma émotionnel qui l’a rendu paralysé durant plusieurs
années. D’abord baignée dans le monde gitans, elle a ensuite
rencontré plusieurs chamans aux États Unis ainsi qu’au Philippines.
Là-bas, elle a suivi un enseignement sur les lois spirituelles
issues du chamanisme.
« Lorsque
j’étais malade, j’ai demandé un soir à recevoir un soin à
distance, de tous ceux qui accepteraient de m’envoyer de bonnes
ondes. Le message à fait le tour de Facebook. Il est arrivé même
aux États Unis. Je me souviens, c’était un Mercredi soir à 20h30.
Ce soir là, je me suis allongée pour faire un voyage chamanique. Et
dans celui-ci, mon maître spirituel des philippines m’ait apparu. Il
m’a dit « Toutes les guérisons et tout le chamanisme
des philippine est en toi. Tu as en toi, les clefs pour te guérir. »
J’ai alors suivi plusieurs processus de guérison,
en France, aux États-Unis,
et seule. ‘ai vécu par voyage chamanique, un démembrement. Comme si
on enlevait chaque membre
pour y enlever le mal. J’ai mis plusieurs mois pour réapprendre à
marcher. Depuis cette expérience, je suis sur le chemin du
chamanisme. Je fais partager cette histoire pour montrer qu’on a en
nous la force de la nature, pour nous aider. S’ils
en ont le besoin, je les aide, je les guide, à l’aide de tambours,
de hochets, de bols en cristal, de ma voix et de sauge ou de
palosantos à faire
leur voyage chamanique, à trouver en eux les clefs de leur
guérison.»
Pour
découvrir Sandrine Wiemert :
https://www.facebook.com/sept.directions?fref=ts
L’Ayahuasca
est
un exemple contenant cette molécule. C’est un breuvage qui est
utilisé en Amazonie. Cette boisson contient deux plantes
amazoniennes.
La Chakruna qui est une feuille contenant la molécule de DMT,
inactive si prise seule, et une liane locale (qui inhibe la MAO
sécrétée par le foie contre les effets de la DMT). Ensemble, elles
forment l’ayahuasca.
Illustration
de la Liane utilisée pour L’Ayahuasca. Tarapoto – Pérou
Le
terme Ayahuasca vient du Quechua et
est formé de l’agglutination de aya et huaska.
Il est traduit ordinairement par liane
des esprits
.
C’est une médecine curative, et anthéogène, (effets psychotropes à
des fins spirituelles).
Les
prises de cette plante se font dans des centres locaux, dans la
jungle, au Pérou, en Bolivie ou encore en Colombie, accompagnés
d’un chaman.

Photo
d’une Maloka, pièce ronde où se font les prises d’Ayahuasca.

Il
faut 700kg de lianes, et 80kg de feuilles et 2 semaines pour faire
10L d’Ayahuasca. Les cérémonies coûtent passablement chères.
Lorsque on fait une retraite, elle dure d’une semaine à 2 mois. Le
chaman donne un verre de breuvage lors d’une cérémonie.
Illustration
de la Maloka chez Alberto – Tarapoto – Pérou.

Le
voyage chamanique qui suit peut durer jusqu’à 12h. Il est très
dangereux d’en faire l’expérience sans une personne certifiée. Il
est d’ailleurs interdit dans une grande partie de l’Europe.
En
Europe, comme au Canada actuel, nous avons davantage utilisé la
médecine des Huttes
de sudation.
Elles
viennent d’un peu partout dans le monde, portant des noms
différents… Inipi pour les amérindiens, Témazcal au Mexique,
Sauna en Finlande…
Les
traditions se ressemblent.
Lors
de la Hutte de sudation, les hommes et femmes se retrouvent pour une
durée de 2h30 à 12h dans une tente faites de branchages, de peaux
(traditionnellement). Un feu sacré est allumé face à l’entrée de
la Hutte, gardé par un gardien du Feu. Il a pour mission d’amener
les pierres volcaniques chauffées à rouge dans la Hutte, de
maintenir les flammes, et une énergie positive pour toutes les
personnes présentent dans la Hutte. Le Chaman lui, est avec tout le
monde, pour les guider vers un chemin de guérison
Hutte
de sudation réalisée en Dordogne à « La Bulle de Gaïa »


















Temple
du Condor, au Machu Picchu.

Il était sans doute utilisé pour les rituels de sacrifices. Ils
disent que l’on peut y deviner le condor. Au sol, tête et le bec
pour y verser le sang. Et les deux grandes ailes sont formées par
les murs derrières.
Le
Condor est symbolique de mort et de résurrection en Amérique du
Sud. C’est un des 4 animaux sacrés, celui qui passe dans l’au delà,
et récupère les messagers des défunts pour les retransmettre à
l’homme.


Le
chamanisme est donc l’ancêtre de toute spiritualité, mais aussi de
toute médecine. Comme me disait Sandrine lors de ce reportage :
« Le mot chaman fait peur, mais il veut simplement dire
communier avec la nature. Le chaman parle avec les arbres, avec les
animaux. Lorsqu’il prend son tambour, il communique avec ce qui
l’entoure. Les premiers hommes préhistoriques étaient pour moi des
chamans, ils savaient que l’eau était bénéfique, que les plantes
soignaient et que les pierres avait une symbolique pour leur défunts,
et ce quelque soit l’endroit du monde. »
Publié par Laisser un commentaire

Les principes de la Médecine Tibétaine

La médecine tibétaine est un système médical traditionnel qui repose sur une méthode complexe de diagnostic, incorporant des techniques telles que l’examen du pouls et de l’urine. 
Le médecin tibétain (amchi) donne des conseils de modification de comportement et d’alimentation. Des médicaments confectionnés à partir de plantes médicinales et de minéraux ; des thérapies physiques comme l’acupuncture tibétaine ou la moxibustion sont utilisées pour traiter le malade.
Le système médical tibétain est basé sur une synthèse des savoirs indien (ayurveda), persan, grec, indigène tibétain, et les systèmes médicaux chinois. Il continue à être pratiqué au Tibet, en Inde, au Népal, au Sikkim, au Bhoutan, au Ladakh, en Sibérie, en Chine, en Mongolie et en Bouriatie, de même que plus récemment dans des parties de l’Europe et d’Amérique du Nord. Il est lié à la tradition bouddhiste selon laquelle toute maladie résulte en définitive de « trois poisons » de l’esprit : le désir excessif, la haine et l’ignorance.
La médecine tibétaine met en avant une définition spécifique de la santé dans ses textes théoriques. Pour être en bonne santé il est nécessaire de maintenir un équilibre entre trois éléments ou « humeurs » : 
– rLüng (pron. loong, le vent) : la source permettant à notre corps de faire circuler des substances physiques (par ex. le sang), l’énergie (par ex. les impulsions du système nerveux), et ce qui n’est pas physique (par ex. les pensées).
– mKhris pa (pron. tri-pa, la bile) : est relié au feu et à la chaleur, c’est la source de fonctions telles que la thermorégulation, le métabolisme, la fonction du foie et l’intelligence discriminative.
– et bad-kan (pron. paie-gen, le phlègme) : est relié à la fois à l’eau et à la terre. Il est de nature froide, et est la source de fonctions telles que la digestion, l’entretien de notre structure physique, la santé de nos articulations et notre stabilité mentale.


Les traitements

La médecine tibétaine comporte 3 types principaux de traitements :

  • des conseils alimentaires
  • des conseils comportementaux
  • des pilules à base de plantes

Cette médecine traditionnelle utilise jusqu’à deux mille types de plantes et cinquante minéraux.

Publié par Laisser un commentaire

Ls médecines du Tibet

Rien que ça, ça donne une idée de ce que l’on peut imaginer. Non pas ressentir. Aucun de ces mots qui seront dans ce texte ne pourra vous donner une seule petite idée de ce que l’on ressent vraiment là-bas. Et de ce que l’on ressent quand on revient.
Je vais commencer par le début.
Premier jour : Je retrouve un petit groupe à l’aéroport de Paris, bien sympa. Un médecin, une infirmière, une ostéo, une psy… Tous dans le domaine des médecines complémentaires. Et je rencontre Christiane, qui organise ce voyage. Une personne au grand cœur et pleine d’amour.
L’arrivée à Delhi après quelques heures d’avion fut étrange. Il était minuit. (Avec un décalage de trois heures et demi de plus heure d’été là-bas).
On m’avait parlé de la pauvreté là-bas mais devant l’aéroport, on ne le voit pas. Par contre, il y fait une chaleur de dingue. Humide, et étouffante. On se croit dans un vivarium.
Enfin, Delhi sera pour la fin, pour ce moment, nous prenons un avion à 5h30 pour Leh.
Jour 2 : Arrivée à Leh. 2800 m d’altitude. On respire ! On voudrait respirer mieux mais rien d’affolant, je m’attendais à pire. Et puis une odeur étrange surprend. L’air est sec, froid, sableux. Mais l’odeur, les locaux nous disent que ce sont celles des incinérations. En descendant de l’avion, du sable, un ciel bleu , des pierres et la montagne. C’est magnifique. Les informations arrivent en vrac. Des taxis klaxonnent, la poussière, les magasins où tout s’entasse, des ruines, des temples, des chiens, des vaches, le soleil et la montagne.
Au petit déj : omelette, tartines de beurre.
A midi : Riz, légumes au curry, dal (lentilles de coraux), une salade de riz, un peu de reiki sur le tout et dodo le reste du temps ! L’altitude, ça fatigue !!!
Jour 3 : Le 27 août 2013. Journée visite.
Nous visitons deux temples. Pas besoin de dire que l’énergie qui s’en dégage est incroyable et que les moines rayonnent de sagesse et de présence.
Nous avons également vu des moines enfants qui m’ont émue.
J’ai acheté un pendentif représentant dans le bouddhisme ce qui chasse l’ignorance.
Puis en fin d’après-midi, je me suis retrouvée dans une boutique de pierres. Le marchand m’a souri, et m’a dit « Bonjour Natacha ! Tu as un grand pouvoir que tu utilises pour les autres et pas assez pour toi. Moi aussi j’ai travaillé avec des chamanes, et tu as besoin de te protéger. Au retour de ton trek, reviens me voir, nous travaillerons ensemble. » Il m’a alors offert un rubis étoilé pour me protéger, que je dois garder sur moi, n’importe où je vais.
Jour 4 : Une journée en voiture. Départ pour le premier campement avant le trek à 180 km de Leh, en suivant la frontière du Cachemire.
Visite d’un temple, repas dans un petit village, observer les paysages, prendre des photos d’une station d’essence, de yaks, d’enfants…
L’arrivée au campement fut royale. On fit mieux la connaissance de nos guides : Les muletiers, les cuisiniers, l’helper et le guide principal. On a eu le droit à un repas aux chandelles, dans une tente. Ils étaient à notre service bien plus qu’on ne pourrait l’être pour n’importe qui. La leçon d’humilité commence.
Jour 5 : Premier jour de trek avec Youngtong, le guide. La première montée fut terrible. Mal des montagnes. Heureusement qu’on était tous dans les médecines. Huiles essentielles, et énergies.
Enfin, le trek ne s’arrête pas là. On a continué en traversant des gorges, en grimpant sur les rochers à l’aide des guides. Et là, je ne saurais expliquer mais autant je peux voir les totems en transe, et certaines énergies, autant, à ce moment-là, même sur les photos, le paysage et les énergies sont devenues presque palpables, et n’importe qui auraient pu les ressentir ; je voyais des chevaux galoper et descendre dans le sens du courant du ruisseau, et l’énergie de mon corps est devenue plus vive, et plus saine. J’étais comme soignée. L’eau était froide, et pure.
Puis après cela, nous sommes remontés à une grande place naturelle où ont été bâtis deux temples, et un temple troglodyte où a (supprimer le a) méditer Padma Sambava. Nous y avons dormi.
Sur ce dernier temple, sur la grotte, était inscrit dans la roche naturellement « Om Mani Padme hum. »
J’ai demandé ce soir-là à Youngtong, qui ne semblait pas porter d’importance plus grande qu’un respect à la religion et au bouddhisme en quoi il croyait, car on ne pouvait pas voir une chose si incroyable sans ne rien croire. Il m’a alors répondu : « Je n’y crois pas, mais j’ai confiance dans les choses. » Deuxième leçon.
Jour 6 : 8h de marches. Beaucoup plus éprouvant. J’ai pu faire un peu de cheval. C’était d’ailleurs dingue car j’avais la sensation qu’il me comprenait lorsqu’il était fatigué et que je le rassurais.
Quelques coups de soleil, quelques discussions enrichissantes avec Youngtong. Comparaison des peuples. Ici on ne juge pas. On est humble et patient. Tout le temps dans le présent. Naturellement.
Troisième leçon.
Jour 7:Moitié du séjour, déjà. La vieille, j’ai passé une grosse partie de la nuit à parler avec Youngtong. Beaucoup de choses se sont débloquées. Un lien puissant naissait.
J’ai appris sur ce peuple : la cohabitation avec les musulmans est difficile. Ils ne jugent pas cette religion, mais n’aiment pas ce qu’elle fait aux hommes. Ils ont un égo mais s’en servent pour se détacher. Pas besoin de ressentir les énergies ou de chercher la spiritualité comme nous. Elle est juste là, omniprésente.
Ce jour-là, nous avons pris le chemin vers la maison de l’Amchi. Nous sommes arrivés chez lui, il préparait le blé avec sa famille. Il nous a alors préparé un premier repas pour 5h, puis un autre dîner le soir. L’accueil est plus que chaleureux. Nous sommes comme des rois.
Là-bas, le soleil se couche à 19h, et très vite. Ça fout le cafard que les journées ne puissent continuer plus longtemps. On voudrait que le temps s’arrête quelque fois pour profiter encore plus. Mais bon, moment présent ! Ne pas réfléchir. Juste être là, comme une montagne.
Écriture instantanée :
Des fois je réalise où je suis. Des fois je cherche qui je deviens.
La sagesse et la vie semblent parfois paradoxales. Les émotions passent. Et partent. Les souffrances peuvent devenir inexistantes si on suit des règles. Le détachement. Oui mais comment ? Si s’attacher est souffrance, c’est aussi très agréable. L’acceptation. Oui mais je voudrais aussi pouvoir changer les choses. Certaines. La compassion. Le vieux chamane de Leh a raison, je ne suis pas protégée car je n’ai que l’empathie.
Et l’amour… Universel et inconditionnel. Pas si simple de s’aimer suffisamment pour ne plus juger ou bien juste aimer tout le monde. Difficile de dire « Je suis Dieu mais je ne pète pas plus haut que mon cul ». Pourtant je me surnomme Gaia. Où est-ce que j’en suis dans tout ça ? Venir ici remet en question ce que je pensais savoir de moi. La maturité n’existe pas. Il n’y a que la leçon de la vie.
Jour 8 : je me sens hors du temps. Et de l’espace. Mon cafard du départ commence déjà. Cinq jours ne représentent pas cinq jours. Mais à la fois deux jours et un mois. Ça fait un mois que je suis là et ça passe vite. Voilà je me sens hors du temps et de l’espace. Je suis venue chercher une chose et je ne veux plus repartir avec.
Je m’en fous des plantes. Je m’en fous de savoir à quoi elles servent et comment on les cueille et si on doit les faire sécher.
Si je dois revenir avec quelque chose, je ne sais pas encore quoi. La philosophie, les relations humaines…. Juste des photos avec quelques notions de médecine et de religion.
En tout cas, l’Amchi dégage vraiment quelque chose de fou. D’agréable. Comme beaucoup ici. Nous sommes allés chercher de la rhubarbe sauvage et le soir nous devons préparer le Tang.
PREPARATION D’UN MEDICAMENT PREPARE PAR L’AMCHI :
Pour faire un médicament à base de plantes, il faut une base de 7 substances.
Parmi elles, on peut trouver des racines, des branches, feuilles, noyaux, algues et fleurs. Mais aussi des parties animales.
Ces 7 plantes ou substances, sont dans un premier temps séchées. Les délais vont de 3 mois à une année. Puis elles sont écrasées à l’aide d’une grosse pierre et réduites en poudre dans un tamis.
En fonction de l’utilisation du médicament, celui-ci peut rester en poudre ou être transformé en petites billes.
On peut devoir les mâcher, les mettre sous la langue, les boire en tisane, les avaler avec de l’eau chaude, de l’eau froide ou du lait. Tous ont une heure particulière où leurs effets sont plus efficaces.
Jour 9:Le lac sacré. Une longue montée vers un glacier.
Youngtong m’a accompagnée au lac. Et le temps s’est arrêté. J’ai vu le lac, le glacier, les pierres, la terre, les couleurs froides. Et plus un bruit. Le silence. Les seuls sons perceptibles n’avaient plus aucun sens. Je me suis alors assise, les jambes tremblantes, et il s’est mis à neiger. J’ai pleuré. Pleuré comme je n’avais pas pleuré depuis bien longtemps. J’ai lâché. J’ai laissé au bord de ce lac tout ce que j’avais été. Tout ce que je pensais être. Et tout ce en quoi je croyais. J’ai laissé tout ce qu’un être est par ce qu’il apprend. Je n’ai gardé que Moi. Un Moi profond, un Moi enfant. Un Moi neuf. Un Moi lumière. Ce fut comme une sorte d’accomplissement. Je suis restée seule un long moment. Lorsque je suis redevenue calme, le ciel s’est éclairci, et un soleil tiède est apparu.
Alors que nous avons mis 5h à monter au sommet, nous n’avons mis que 2h30 pour redescendre.
Après cela, j’ai découvert certaines traditions ladakhi derrière un rocher…
 
 
Jour 10 : Come back to Phocart. La maison de Samphel et son neveu Youngtong.
Visite de l’école dont Christiane est la directrice. On a assisté à l’inauguration d’une nouvelle classe. C’était sacrément émouvant. Les enfants étaient en costume en fonction de leur tribu et ont dansé pour nous.
Aujourd’hui je collecte pour eux un peu d’argent pour financer les études d’un des enfants et aider à la construction de cette école. Aider Christiane.
Et bien sûr, le soir nous avons fait des momos avec la famille.
Le titre va prendre tout son sens maintenant : Les momos sont une sorte de ravioli à base de moutons, d’ail et d’épices.
Et qui nous a aidés ? Un moine qui est professeur dans l’école de Phocart. Les moines sont bel et bien végétariens. Mais ce n’est pas parce qu’on est végétarien, qu’on ne peut aider ceux qui mangent de la viande. Après tout chacun son choix de vie. Aucun n’est meilleur qu’un autre. Le meilleur en fait, c’est juste d’aider l’autre ! Et puis merde, ils étaient bons ces momos !
Le staff nous a fait un gâteau avec écrit « See you again ». Mais je ne veux pas être dans cette optique. Je suis triste de quitter Youngtong, je ne le verrai presque plus, mais garder contact je ne sais pas. C’est dur d’essayer de faire ça bien. Des fois je me sens détachée, et des fois attachée à jamais.
Jour 11 : Je rêve de rester sur les routes.
Retour à Leh. Seule avec mon rubis dans la voiture. Demain matin, nous verrons la chamane. L’oracle.
J’ai le blues. Quelle que soit l’endroit d’où je pars, il me manque. De chez moi, ou d’ici. J’ai le cafard.
On peut être heureux posé à un endroit. Mais j’ai la sensation de vivre 100 fois plus et 100 fois plus longtemps dans le voyage. Je ne me suis pas trompée dans ma voie, mais elle n’est pas à 100 % pour moi…
Je sais qu’on doit se sentir bien où que l’on soit si on est bien à l’intérieur. Et je suis bien partout, et encore mieux ailleurs…
Quelques anecdotes :
– J’ai acheté mes bijoux de mariage et alliance là-bas.
– Youngtong marche sur les braises.
– Ici, les ladakhi courent dans la montagne en tong. Nous on tombe doucement en grosses chaussures.
Ah l’attachement… Source de souffrance. L’attente, la peur, le besoin. Comment ne pas ressentir tout ça et être en paix ?
Croire qu’il arrive ce qui doit être et non ce que l’on veut qu’il soit ; Et accepter.
Je vais tenter de laisser venir les choses. Ça me laisse le temps d’être patiente et de réfléchir ; Non, méditer… Je ne sais plus la différence. Ou juste laisser aller. Ressentir qui je suis. Ou ce que je veux.
Jour 12 :
VISITE D’UNE CHAMANE
Les « chamanes » au Ladakh sont appelés Oracles ou Lhamo.
On peut leur poser n’importe quelle question, quelle maladie, quel souci.
Nous arrivons tous dans une petite pièce om sont disposés 7 bols, correspondant aux 7 bols de d’offrandes bouddhistes et où sont disposés plusieurs substances.
Dans un premier temps, la chamane allume une résine de copal qui enfume toute la pièce et nous plonge dans une transe qui coupe notre mental.
Elle commence à réciter des mantras, prend un chapelet et une cloche, et enfile petit à petit son vêtement d’Oracle.
Elle se munit alors en plus d’un petit tambour, toujours de sa cloche et de son « djorgé » qui permet de faire fuir l’ignorance, et entre en transe durant presque une demie heure.
Alors elle nous reçoit un par un et nous lui exposons nos soucis.
Pour ma part, je me demandais si je devais continuer les médecines dans mon pays ou m’élargir. Oui me dit-elle. Je reste où je suis incarnée.
Une amie demande simplement si celle-ci a un message pour elle. Sur quoi elle répond « Je n’ai rien à te dire, ta vie est belle, pourquoi viens-tu me tester? ».
Une ladakhi s’approche avec son enfant. Celui-ci est malade. Ni une ni deux, la Lhamo prend une lame de sabre chauffée à rouge, la lèche sans se brûler et souffle sur l’enfant en chantant des mantras. Cette technique est aussi utilisée par les Amchi, très spirituelle et religieuse.
Une autre enfin s’approche, et se fait comme désenvoûter. La femme est alors frappée par le sabre, la chamane se met à lui crier dessus dans une langue incompréhensible puis souffle de nouveau sur la personne la langue brûlée.
Ces quatre expériences suffisent à nous envoûter! Ce fut une immersion enrichissante.
Dernière journée : Je me sens mélangée. Je retrouve à l’esprit un peu mes projets de vie et l’amour que je leur porte. Mon centre, les soins… Ce sera dur de partir quand même. Voyager comme ça m’avait beaucoup manqué. Je ne pensais plus à cette sensation et je ne veux plus l’oublier. Je veux la revivre éternellement et ce sera sans doute possible en créant de bonnes racines.
Je pourrai vivre les deux. Le voyage et l’enracinement dans une région. Mais effectivement je dois me protéger. Ce sera comme à l’aller, en plus intense. Le plus dur dans un voyage, c’est le voyage. Une fois à la maison, tout ira mieux. J’aime tout ce qui s’y trouve.
Dernière soirée emplie de rire avec Youngtong. Pas de peine, pas de pensée. Juste le présent. Comme une dernière petite pensée avant le départ.
Il y a eu un bon dîner, un grand au revoir. Et une nuit blanche et inoubliable.
Le retour à Delhi a été dur. Triste. Vide.
« C’est l’univers qui est grand, le monde lui est petit ». Et moi donc… Me voilà minuscule face à tout ce voyage.
On apprend à se détacher de sa propre vie. Pour se rattacher à son vrai Soi. 
 
Publié par Laisser un commentaire

A venir

Centre de Bien-être et de partage, d’accueil et de ressource.

Dans
le petit hameau de Verteill
ac,
à la croisée de Ribérac, Angoulême et Périgueux… 

Nous comptons y
construire :

Rénover l’intérieur de la maison comme lieu de partage,
de vie…
– Un petit jardin de permaculture avec légumes et fruits, poulailler…
– Rénover un puits accordé sur la maison.
– Rénover un ancien vignoble qui a prit ses aises un peu partout…
– Une yourte de soins, Un tipi de cérémonie, de partage et d’expositions, de magasin zen…
Ce
bel endroit, accueillera : 

Des woofers ! (sur le site workaway) : Ce principe de woofing permet
à ceux qui le souhaitent, venir bénéficier d’un gite gratuit,
ainsi que d’une nourriture offerte, en échange d’aide à la
rénovation, entretient etc… à hauteur de 5h de travail maximum
par jour.

Un lieu d’échange de produits entre artisans et commerçants, de services et d’entraide. 

Un lieu de ressource, pour toute personne désirant profiter de soins
détente, zen, de médecines douces, d’un lieu d’apaisement. Sous
forme de gîte ou maison d’hôte, avec comme services proposés les
massages, la relaxation, les initiations à la méditation, les soins
de diverses médecines douces. 

Un lieu ou chaque praticien bien être pourra profiter d’un lieu de
pratique et d’échange (selon disponibilité de la yourte de soins)

Des repas chaud, dont la nourriture sera issue de notre petit jardin,
et des fermiers locaux. Des crêpes bretonnes maisons faites par
un vrai breton 😉 Des recettes originales ! De la cuisine
végétarienne. 


De l’aide à tous ceux qui en ont besoin. 
Publié par Laisser un commentaire

La guérison du Chamanisme

La guérison du chamanisme
Depuis toute petite, je fais des infections urinaires. J’avais toujours ce soucis de vessie qui brûle. Un peu comme l’eau dans son corps qui bouillonne. Comme si l’émotionnel était toujours en feu…
Quand j’ai grandi ça s’est transformé en cystites. Chaque fois que j’étais en couple et que celui-ci commençaient à mal tourné, je tombais malade. Huit mois sur douze, je vivais ce calvaire.
J’ai essayé les antibiotiques, les plantes, l’huile essentielles, les pierres, la médecine chinoise… Tout y faisait mais chaque fois la maladie réapparaissait deux mois après.
J’ai alors voulu essayé par le biais du chamanisme et sa guérison.
J’ai commencé les transes pour découvrir mon animal de guérison. A cette époque, mon guide était une panthère noire. Premiers coups de tambours, je suis arrivée dans cette jungle verte. Je marchais comme un félin, poils et narines aux aguets pour repérer les moindres mouvements alentours.
J’ai alors demandé à ma panthère de me conduire vers mon animal de guérison.
Nous avons alors couru à travers les feuillages et sur les branches jusqu’au bord de l’immensité verte. Je suis alors arrivée à un désert. Pas de logique possible dans une transe chamanique, et sans m’inquiéter, j’ai alors avancée nue et humaine sur ce territoire aride. Et contre toute attente, c’est un ours que j’ai vu arriver. Avec lui avançait un paysage plus doux. Quelques arbres et quelques rivières, un poisson dans la gueule, il est venu à moi et s’est assis.
« Peux-tu guérir mes reins ? 
– Viens dans mes pattes, me dit-il, et chaque soir, endors toi là. »
Ce que je fis chaque soir avant de m’endormir, je visualisais ce gros nounours pour m’y blottir.
Quelques semaines après, sans résultat, je lui demande alors :
« Ours, je n vois pas de changement. Ça ne me guérit pas ce que tu me fait.
– Alors pose la question autrement. »
J’ai réfléchi et réfléchi encore… Pour comprendre ce qu’il voulait dire. Et puis un soir, ça m’a paru évident. Je suis retournée le voir.
« Ours, qu’est ce que je peux faire pour me guérir moi même de cette maladie ?
– Voilà la bonne question !
Tout d’abord, construit ton univers de guérison. Dans quel monde veux-tu te sentir ?
– J’aimerai un jardin. Avec une fontaine et un hamac de branches et de feuilles. »
Alors le paysage se transforma pour laisser place à un jardin fleuri, avec plusieurs fontaines, des feuilles, des arbres, des roses et un lit de nature. EN le voyant grandir, j’ajoutais en mon imagination tout ce qui pouvait être parfait pour se sentir bien dans un univers de douceur.
« Bien. Et maintenant, que veux-tu y ajouter qui puisse te guérir ?
– Un arbre. »
Alors un arbre géant apparu. Ses racines étaient grandes et profondes. Elles passaient par dessus et dessous la terre, comme de géants doigts. Dans son tronc, apparue une crevasse géante, entre ses racines et la terre, comme un tunnel noir qui s’enfonçait dans les profondeurs de la Mère.
« Vas-y » me dit l’ours.
Alors je pénétrais dans la grotte. J’y vis comme une sorte de salle immense, faite de boue et de bois, avec au centre, une coupe taillée dans les racines et les branchage de l’immense arbre.
Je m’approchais de cette coupe, et vis dedans simplement de la terre.
L’ours, qui m’avait accompagné me dit :
« Cette coupe sont les main de la Terre, et la Terre est guérison. Pose l’esprit de tes reins, et de tout organe que tu voudras guérir dans cette coupe, et recouvre les de terre. Puis en attendant, laisse les entre les mains de la Mère, et viens te reposer entre mes pattes. Demain, tu les réoccuperas. »
Le lendemain, je visualisais mes organes propres et guéri, revenir en mon corps. J’avais moins mal les jours qui ont suivi. Mais la guérison ne s’arrêtait pas là. Je devais maintenant soigner mon corps dans le monde réel.
Je participai alors à ma première hutte de sudation.
Une hutte de sudation, c’est un amas de branche et de terre qui forme une hutte. En elle, nous disposons des pierres chauffées à rouge préalablement lors d’un grand feu pour appeler les esprit du soleil, de la lune, de la terre et du ciel. Des points cardinaux, et tous nos animaux de pouvoirs, pour nous accompagner dans cette épreuve.
La hutte de sudation, c’est un peu comme la renaissance. Nous entrons nus, et sortons nus de la mère.
Je suis entrée dans cette hutte et les trois premiers quart d’heure m’ont suffi. Elle ne dura pas longtemps.
Nous étions douze dans un endroit pas plus grand que ça, avec une chaleur de presque 80 degrés.
On a appelé l’enfant intérieur, l’esprit du sud, l’innocence et notre humilité. Pour guérir l’homme à sa plus tendre enfance, pour guérir l’homme avant son incarnation.
Mon cœur s’est accélérer. Je me suis écroulée. Le tambour battait et le chaman chantait dans une autre langue. Il faisait noir et je ne voyais que par moment des braises rougeâtres qui attendait que l’eau se jette sur elles pour emplir la hutte de vapeur. J’ai commencé à transpirer comme je n’avais jamais suer. Mon bassin bouillonnait. De l’eau sorti de tous les ports de ma peau, le haut de mes jambes, le ventre, les reins, l’aine. Je transpirait du bassin. Et mon cœur battait la chamade au point que je perdis une première fois connaissance.
Trois quart d’heure plus tard, je sortis de la hutte, dans le froid, la boue, et la pluie. Nue comme un ver, perdue comme un enfant. J’avais mal aux os, à la peau, aux muscles. Mes genoux ont lâchés, je suis restée seule allongée dans la terre quelques temps, emmitouflée dans une petite serviette, le temps de reprendre mes esprit, et retrouver la sensation d’une chair plus forte.
Après ces deux expériences, je ne fis plus jamais de cystites.
Publié par Laisser un commentaire

Témoignage

 » Sous des apparences « silencieuses » , le soin a remué plein de choses !! En effet, s’est précipité ce WE un ras de marée , un nettoyage, des actes, et des prises de conscience qui m’ont boosté, fait faire quelques pas en avant vitesse V. J’étais sous le coup ce WE, ce matin encore chamboulée. Ce midi, ça va mieux, et je fais le lien avec cette « problématique » pour laquelle j’ai demandé aux énergies du soin de se mobiliser. Ben ça bouge, et je pense que ce n’ est pas fini ! » 
Publié par Laisser un commentaire

La guérison du chamanisme

La
guérison du chamanisme
Depuis toute petite, je fais des
infections urinaires. J’avais toujours ce souci
de vessie qui brûle. Un peu comme l’eau dans son corps qui
bouillonne. Comme si l’émotionnel était toujours en feu…
Quand j’ai grandi ça s’est transformé
en cystites. Chaque fois que j’étais en couple et que celui-ci
commençait à mal tourner
je tombais malade. Huit mois sur douze, je vivais ce calvaire.
J’ai essayé les antibiotiques, les
plantes, l’huile essentielle, les
pierres, la médecine chinoise… Tout y faisait mais chaque fois la
maladie réapparaissait deux mois après.
J’ai alors voulu essayé par le biais
du chamanisme et sa guérison.
J’ai commencé les transes pour
découvrir mon animal de guérison. A cette époque, mon guide était
une panthère noire. Premiers coups de tambour,
je suis arrivée dans cette jungle verte. Je marchais comme un félin,
poils et narines aux aguets pour repérer les moindres mouvements
alentours.
J’ai alors demandé à ma panthère de
me conduire vers mon animal de guérison.
Nous avons alors couru à travers les
feuillages et sur les branches jusqu’au bord de l’immensité verte.
Je suis alors arrivée à un désert. Pas de logique possible dans
une transe chamanique, et sans m’inquiéter, j’ai alors avancé
nue et humaine sur ce territoire aride. Et contre toute
attente, c’est un ours que j’ai vu arriver. Avec lui avançait un
paysage plus doux. Quelques arbres et quelques rivières, un poisson
dans la gueule, il est venu à moi et s’est assis.
« Peux-tu guérir mes reins ? 
– Viens dans mes pattes, me dit-il, et
chaque soir, endors-toi là. »
Ce que je fis chaque soir avant de
m’endormir, je visualisais ce gros nounours pour m’y blottir.
Quelques semaines après, sans
résultat, je lui demande alors :
« Ours, je ne
vois pas de changement. Ça ne me guérit pas ce que tu me
fais.
– Alors pose la question autrement. »
J’ai réfléchi et réfléchi encore…
Pour comprendre ce qu’il voulait dire. Et puis un soir, ça m’a paru
évident. Je suis retournée le voir.
« Ours, qu’est-ce
que je peux faire pour me guérir moi-même
de cette maladie ?
– Voilà la bonne question !
Tout d’abord, construis
ton univers de guérison. Dans quel monde veux-tu te sentir ?
– J’aimerais un
jardin. Avec une fontaine et un hamac de branches et de feuilles. »
Alors le paysage se transforma pour
laisser place à un jardin fleuri, avec plusieurs fontaines, des
feuilles, des arbres, des roses et un lit de nature. EN le voyant
grandir, j’ajoutais en mon imagination tout ce qui pouvait être
parfait pour se sentir bien dans un univers de douceur.
« Bien. Et maintenant, que
veux-tu y ajouter qui puisse te guérir ?
– Un arbre. »
Alors un arbre géant apparu. Ses
racines étaient grandes et profondes. Elles passaient par-dessus
et dessous la terre, comme de géants doigts. Dans son tronc, apparut
une crevasse géante, entre ses racines et la terre, comme un
tunnel noir qui s’enfonçait dans les profondeurs de la Mère.
« Vas-y » me dit l’ours.
Alors je pénétrais dans la grotte.
J’y vis comme une sorte de salle immense, faite de boue et de bois,
avec au centre, une coupe taillée dans les racines et les branchages
de l’immense arbre.
Je m’approchais de cette coupe, et vis
dedans simplement de la terre.
L’ours, qui m’avait accompagné me
dit :
« Cette coupe sont les mains
de la Terre, et la Terre est guérison. Pose l’esprit de tes
reins, et de tout organe que tu voudras guérir dans cette coupe, et
recouvre-les de terre. Puis en
attendant, laisse-les entre les mains de
la Mère, et viens te reposer entre mes pattes. Demain, tu les
réoccuperas. »
Le lendemain, je visualisais mes
organes propres et guéris, revenir en
mon corps. J’avais moins mal les jours qui ont suivi. Mais la
guérison ne s’arrêtait pas là. Je devais maintenant soigner mon
corps dans le monde réel.
Je participai alors à ma première
hutte de sudation.
Une hutte de sudation, c’est un amas de
branches et de terre qui forme une
hutte. En elle, nous disposons des pierres chauffées à rouge
préalablement lors d’un grand feu pour appeler les esprits
du soleil, de la lune, de la terre et du ciel. Des points
cardinaux, et tous nos animaux de pouvoirs, pour nous accompagner
dans cette épreuve.
La hutte de sudation, c’est un peu
comme la renaissance. Nous entrons nus, et sortons nus de la mère.
Je suis entrée dans cette hutte et les
trois premiers quart-d’heure m’ont
suffi. Elle ne dura pas longtemps.
Nous étions douze dans un endroit pas
plus grand que ça, avec une chaleur de presque 80 degrés.
On a appelé l’enfant intérieur,
l’esprit du sud, l’innocence et notre humilité. Pour guérir l’homme
à sa plus tendre enfance, pour guérir l’homme avant son
incarnation.
Mon cœur s’est accéléré.
Je me suis écroulée. Le tambour battait et le chaman chantait dans
une autre langue. Il faisait noir et je ne voyais que par moment des
braises rougeâtres qui attendaient que
l’eau se jette sur elles pour emplir la hutte de vapeur. J’ai
commencé à transpirer comme je n’avais jamais sué.
Mon bassin bouillonnait. De l’eau sortit de
tous les pores de ma peau, le haut de
mes jambes, le ventre, les reins, l’aine. Je transpirais
du bassin. Et mon cœur battait la chamade au point que je
perdis une première fois connaissance.
Trois quart-d’heure
plus tard, je sortis de la hutte, dans le froid, la boue, et
la pluie. Nue comme un ver, perdue comme un enfant. J’avais mal aux
os, à la peau, aux muscles. Mes genoux ont lâchés, je suis restée
seule allongée dans la terre quelques temps, emmitouflée dans une
petite serviette, le temps de reprendre mes esprits,
et retrouver la sensation d’une chair plus forte.
Après ces deux expériences, je ne fis
plus jamais de cystites.
Publié par Laisser un commentaire

Le Ladakh.

Le Ladakh.



Le
Ladakh. Nord de L’inde. Himalaya. Frontière du Tibet.
Rien que ça, ça
donne une idée de ce que l’on peut imaginer. Non pas ressentir.
Aucun de ces mots qui seront dans ce texte ne pourra vous donner une
seule petite idée de ce que l’on ressent vraiment là-bas. Et de ce
que l’on ressent quand on revient.
Je vais commencer
par le début.
Premier jour :
Je retrouve un petit groupe à l’aéroport de Paris, bien sympa. Un
médecin, une infirmière, une ostéo, une psy… Tous dans le
domaine des médecines complémentaires. Et je rencontre Christiane,
qui organise ce voyage. Une personne au grand cœur et pleine
d’amour.
L’arrivée à
Delhi après quelques heures d’avion fut étrange. Il était minuit.
(Avec un décalage de trois heures et demi de plus heure d’été
là-bas).
On m’avait parlé
de la pauvreté là-bas mais devant l’aéroport, on ne le voit pas.
Par contre, il y fait une chaleur de dingue. Humide, et étouffante.
On se croit dans un vivarium.
Enfin, Delhi sera
pour la fin, pour ce moment, nous prenons un avion à 5h30 pour Leh.
Jour 2 :
Arrivée à Leh. 2800 m d’altitude. On respire ! On voudrait
respirer mieux mais rien d’affolant, je m’attendais à pire. Et puis
une odeur étrange surprend. L’air est sec, froid, sableux. Mais
l’odeur, les locaux nous disent que ce sont celles des incinérations.
En descendant de l’avion, du sable, un ciel bleu , des pierres et la
montagne. C’est magnifique. Les informations arrivent en vrac. Des
taxis klaxonnent, la poussière, les magasins où tout s’entasse, des
ruines, des temples, des chiens, des vaches, le soleil et la
montagne.
Au petit déj :
omelette, tartines de beurre.
A midi :
Riz, légumes au curry, dal (lentilles de coraux), une salade de riz,
un peu de reiki sur le tout et dodo le reste du temps !
L’altitude, ça fatigue !!!
Jour 3 : Le
27 août 2013. Journée visite.
Nous visitons
deux temples. Pas besoin de dire que l’énergie qui s’en dégage est
incroyable et que les moines rayonnent de sagesse et de présence.
Nous avons
également vu des moines enfants qui m’ont émue.
J’ai acheté un
pendentif représentant dans le bouddhisme ce qui chasse l’ignorance.

Puis en fin
d’après-midi, je me suis retrouvée dans une boutique de pierres. Le
marchand m’a souri, et m’a dit « Bonjour Natacha ! Tu as
un grand pouvoir que tu utilises pour les autres et pas assez pour
toi. Moi aussi j’ai travaillé avec des chamanes, et tu as besoin de
te protéger. Au retour de ton trek, reviens me voir, nous
travaillerons ensemble. » Il m’a alors offert un rubis étoilé
pour me protéger, que je dois garder sur moi, n’importe où je vais.

Jour 4 : Une
journée en voiture. Départ pour le premier campement avant le trek
à 180 km de Leh, en suivant la frontière du Cachemire.
Visite d’un
temple, repas dans un petit village, observer les paysages, prendre
des photos d’une station d’essence, de yaks, d’enfants…
L’arrivée au
campement fut royale. On fit mieux la connaissance de nos guides :
Les muletiers, les cuisiniers, l’helper et le guide principal. On a
eu le droit à un repas aux chandelles, dans une tente. Ils étaient
à notre service bien plus qu’on ne pourrait l’être pour n’importe
qui. La leçon d’humilité commence.
Jour 5 :
Premier jour de trek avec Youngtong, le guide. La première montée
fut terrible. Mal des montagnes. Heureusement qu’on était tous dans
les médecines. Huiles essentielles, et énergies.
Enfin, le trek ne
s’arrête pas là. On a continué en traversant des gorges, en
grimpant sur les rochers à l’aide des guides. Et là, je ne saurais
expliquer mais autant je peux voir les totems en transe, et certaines
énergies, autant, à ce moment-là, même sur les photos, le paysage
et les énergies sont devenues presque palpables, et n’importe qui
auraient pu les ressentir ; je voyais des chevaux galoper et
descendre dans le sens du courant du ruisseau, et l’énergie de mon
corps est devenue plus vive, et plus saine. J’étais comme soignée.
L’eau était froide, et pure.
Puis après cela,
nous sommes remontés à une grande place naturelle où ont été
bâtis deux temples, et un temple troglodyte où a (supprimer le a)
méditer Padma Sambava. Nous y avons dormi.
Sur ce dernier
temple, sur la grotte, était inscrit dans la roche naturellement
« Om Mani Padme hum. »
J’ai demandé ce
soir-là à Youngtong, qui ne semblait pas porter d’importance plus
grande qu’un respect à la religion et au bouddhisme en quoi il
croyait, car on ne pouvait pas voir une chose si incroyable sans ne
rien croire. Il m’a alors répondu : « Je n’y crois pas,
mais j’ai confiance dans les choses. » Deuxième leçon.
Jour 6 : 8h
de marches. Beaucoup plus éprouvant. J’ai pu faire un peu de cheval.
C’était d’ailleurs dingue car j’avais la sensation qu’il me
comprenait lorsqu’il était fatigué et que je le rassurais.
Quelques coups de
soleil, quelques discussions enrichissantes avec Youngtong.
Comparaison des peuples. Ici on ne juge pas. On est humble et
patient. Tout le temps dans le présent. Naturellement.
Troisième leçon.

Jour 7:Moitié du
séjour, déjà. La vieille, j’ai passé une grosse partie de la nuit
à parler avec Youngtong. Beaucoup de choses se sont débloquées. Un
lien puissant naissait.
J’ai appris sur
ce peuple : la cohabitation avec les musulmans est difficile.
Ils ne jugent pas cette religion, mais n’aiment pas ce qu’elle fait
aux hommes. Ils ont un égo mais s’en servent pour se détacher. Pas
besoin de ressentir les énergies ou de chercher la spiritualité
comme nous. Elle est juste là, omniprésente.
Ce jour-là, nous
avons pris le chemin vers la maison de l’Amchi. Nous sommes arrivés
chez lui, il préparait le blé avec sa famille. Il nous a alors
préparé un premier repas pour 5h, puis un autre dîner le soir.
L’accueil est plus que chaleureux. Nous sommes comme des rois.
Là-bas, le
soleil se couche à 19h, et très vite. Ça fout le cafard que les
journées ne puissent continuer plus longtemps. On voudrait que le
temps s’arrête quelque fois pour profiter encore plus. Mais bon,
moment présent ! Ne pas réfléchir. Juste être là, comme une
montagne.
Écriture
instantanée :
Des fois je
réalise où je suis. Des fois je cherche qui je deviens.
La sagesse et la
vie semblent parfois paradoxales. Les émotions passent. Et partent.
Les souffrances peuvent devenir inexistantes si on suit des règles.
Le détachement. Oui mais comment ? Si s’attacher est
souffrance, c’est aussi très agréable. L’acceptation. Oui mais je
voudrais aussi pouvoir changer les choses. Certaines. La compassion.
Le vieux chamane de Leh a raison, je ne suis pas protégée car je
n’ai que l’empathie.
Et l’amour…
Universel et inconditionnel. Pas si simple de s’aimer suffisamment
pour ne plus juger ou bien juste aimer tout le monde. Difficile de
dire « Je suis Dieu mais je ne pète pas plus haut que mon
cul ». Pourtant je me surnomme Gaia. Où est-ce que j’en suis
dans tout ça ? Venir ici remet en question ce que je pensais
savoir de moi. La maturité n’existe pas. Il n’y a que la leçon de
la vie.
Jour 8 : je
me sens hors du temps. Et de l’espace. Mon cafard du départ commence
déjà. Cinq jours ne représentent pas cinq jours. Mais à la fois
deux jours et un mois. Ça fait un mois que je suis là et ça passe
vite. Voilà je me sens hors du temps et de l’espace. Je suis venue
chercher une chose et je ne veux plus repartir avec.
Je m’en fous des
plantes. Je m’en fous de savoir à quoi elles servent et comment on
les cueille et si on doit les faire sécher.
Si je dois
revenir avec quelque chose, je ne sais pas encore quoi. La
philosophie, les relations humaines…. Juste des photos avec
quelques notions de médecine et de religion.
En tout cas,
l’Amchi dégage vraiment quelque chose de fou. D’agréable. Comme
beaucoup ici. Nous sommes allés chercher de la rhubarbe sauvage et
le soir nous devons préparer le Tang.
PREPARATION
D’UN MEDICAMENT PREPARE PAR L’AMCHI :
Pour
faire un médicament à base de plantes, il faut une base de 7
substances.
Parmi elles, on
peut trouver des racines, des branches, feuilles, noyaux, algues et
fleurs. Mais aussi des parties animales.
Ces 7 plantes ou
substances, sont dans un premier temps séchées. Les délais vont de
3 mois à une année. Puis elles sont écrasées à l’aide d’une
grosse pierre et réduites en poudre dans un tamis.
En fonction de
l’utilisation du médicament, celui-ci peut rester en poudre ou être
transformé en petites billes.
On peut devoir
les mâcher, les mettre sous la langue, les boire en tisane, les
avaler avec de l’eau chaude, de l’eau froide ou du lait. Tous ont une
heure particulière où leurs effets sont plus efficaces.
Jour 9:Le lac
sacré. Une longue montée vers un glacier.
Youngtong m’a
accompagnée au lac. Et le temps s’est arrêté. J’ai vu le lac, le
glacier, les pierres, la terre, les couleurs froides. Et plus un
bruit. Le silence. Les seuls sons perceptibles n’avaient plus aucun
sens. Je me suis alors assise, les jambes tremblantes, et il s’est
mis à neiger. J’ai pleuré. Pleuré comme je n’avais pas pleuré
depuis bien longtemps. J’ai lâché. J’ai laissé au bord de ce lac
tout ce que j’avais été. Tout ce que je pensais être. Et tout ce
en quoi je croyais. J’ai laissé tout ce qu’un être est par ce qu’il
apprend. Je n’ai gardé que Moi. Un Moi profond, un Moi enfant. Un
Moi neuf. Un Moi lumière. Ce fut comme une sorte d’accomplissement.
Je suis restée seule un long moment. Lorsque je suis redevenue
calme, le ciel s’est éclairci, et un soleil tiède est apparu.
Alors que nous
avons mis 5h à monter au sommet, nous n’avons mis que 2h30 pour
redescendre.
Après cela, j’ai
découvert certaines traditions ladakhi derrière un rocher…
 
 
Jour
10 : Come back to Phocart. La maison de Samphel et son
neveu Youngtong.
Visite de l’école
dont Christiane est la directrice. On a assisté à l’inauguration
d’une nouvelle classe. C’était sacrément émouvant. Les enfants
étaient en costume en fonction de leur tribu et ont dansé pour
nous.
Aujourd’hui je
collecte pour eux un peu d’argent pour financer les études d’un des
enfants et aider à la construction de cette école. Aider
Christiane.
Et bien sûr, le
soir nous avons fait des momos avec la famille.
Le titre va
prendre tout son sens maintenant : Les momos sont une sorte de
ravioli à base de moutons, d’ail et d’épices.
Et qui nous a
aidés ? Un moine qui est professeur dans l’école de Phocart.
Les moines sont bel et bien végétariens. Mais ce n’est pas parce
qu’on est végétarien, qu’on ne peut aider ceux qui mangent de la
viande. Après tout chacun son choix de vie. Aucun n’est meilleur
qu’un autre. Le meilleur en fait, c’est juste d’aider l’autre !
Et puis merde, ils étaient bons ces momos !
Le staff nous a
fait un gâteau avec écrit « See you again ». Mais je ne
veux pas être dans cette optique. Je suis triste de quitter
Youngtong, je ne le verrai presque plus, mais garder contact je ne
sais pas. C’est dur d’essayer de faire ça bien. Des fois je me sens
détachée, et des fois attachée à jamais.
Jour 11 : Je
rêve de rester sur les routes.
Retour à Leh.
Seule avec mon rubis dans la voiture. Demain matin, nous verrons la
chamane. L’oracle.
J’ai le blues.
Quelle que soit l’endroit d’où je pars, il me manque. De chez moi,
ou d’ici. J’ai le cafard.
On peut être
heureux posé à un endroit. Mais j’ai la sensation de vivre 100 fois
plus et 100 fois plus longtemps dans le voyage. Je ne me suis pas
trompée dans ma voie, mais elle n’est pas à 100 % pour moi…
Je sais qu’on
doit se sentir bien où que l’on soit si on est bien à l’intérieur.
Et je suis bien partout, et encore mieux ailleurs…
Quelques
anecdotes :
– J’ai acheté
mes bijoux de mariage et alliance là-bas.
– Youngtong
marche sur les braises.
– Ici, les
ladakhi courent dans la montagne en tong. Nous on tombe doucement en
grosses chaussures.
Ah
l’attachement… Source de souffrance. L’attente, la peur, le besoin.
Comment ne pas ressentir tout ça et être en paix ?
Croire qu’il
arrive ce qui doit être et non ce que l’on veut qu’il soit ; Et
accepter.
Je vais tenter de
laisser venir les choses. Ça me laisse le temps d’être patiente et
de réfléchir ; Non, méditer… Je ne sais plus la différence.
Ou juste laisser aller. Ressentir qui je suis. Ou ce que je veux.
Jour 12 :
VISITE
D’UNE CHAMANE
Les
« chamanes » au Ladakh sont
appelés Oracles ou Lhamo.
On peut leur
poser n’importe quelle question, quelle maladie, quel souci.
Nous arrivons
tous dans une petite pièce om sont disposés 7 bols, correspondant
aux 7 bols de d’offrandes bouddhistes et où sont disposés plusieurs
substances.
Dans un premier
temps, la chamane allume une résine de
copal qui enfume toute la pièce et nous plonge dans une transe qui
coupe notre mental.
Elle commence à
réciter des mantras, prend un chapelet
et une cloche, et enfile petit à petit son vêtement d’Oracle.
Elle se munit
alors en plus d’un petit tambour, toujours de sa cloche et de son
« djorgé » qui permet de faire fuir l’ignorance,
et entre en transe durant presque une demie heure.
Alors elle nous
reçoit un par un et nous lui exposons nos soucis.
Pour ma part, je
me demandais si je devais continuer les médecines dans mon pays ou
m’élargir. Oui me dit-elle. Je reste où je suis incarnée.
Une amie demande
simplement si celle-ci a un message pour elle. Sur quoi elle répond
« Je n’ai rien à te dire, ta vie est belle, pourquoi viens-tu me
tester? ».
Une ladakhi
s’approche avec son enfant. Celui-ci est malade. Ni une ni deux, la
Lhamo prend une lame de sabre chauffée
à rouge, la lèche sans se brûler et souffle sur l’enfant en
chantant des mantras. Cette technique est aussi utilisée par les
Amchi, très spirituelle et religieuse.
Une autre enfin
s’approche, et se fait comme désenvoûter. La femme est alors
frappée par le sabre, la chamane se met à lui crier dessus dans une
langue incompréhensible puis souffle de nouveau sur la personne la
langue brûlée.
Ces quatre
expériences suffisent à nous envoûter! Ce fut une immersion
enrichissante.
Dernière
journée : Je me sens mélangée. Je retrouve à l’esprit un peu
mes projets de vie et l’amour que je leur porte. Mon centre, les
soins… Ce sera dur de partir quand même. Voyager comme ça m’avait
beaucoup manqué. Je ne pensais plus à cette sensation et je ne veux
plus l’oublier. Je veux la revivre éternellement et ce sera sans
doute possible en créant de bonnes racines.
Je pourrai vivre
les deux. Le voyage et l’enracinement dans une région. Mais
effectivement je dois me protéger. Ce sera comme à l’aller, en plus
intense. Le plus dur dans un voyage, c’est le voyage. Une fois à la
maison, tout ira mieux. J’aime tout ce qui s’y trouve.
Dernière soirée
emplie de rire avec Youngtong. Pas de peine, pas de pensée. Juste le
présent. Comme une dernière petite pensée avant le départ.
Il y a eu un bon
dîner, un grand au revoir. Et une nuit blanche et inoubliable.
Le retour à
Delhi a été dur. Triste. Vide.
« C’est
l’univers qui est grand, le monde lui est petit ». Et moi
donc… Me voilà minuscule face à tout ce voyage.
On apprend à se
détacher de sa propre vie. Pour se rattacher à son vrai Soi.